Suite des aventures d’Ikarnos & Hanya

Fugitifs

Le jour s’est levé totalement et Yelm resplendit maintenant dans le ciel. Hanya et Ikarnos sont pressés par le temps. Le clan va se rendre compte de la fuite d’Ikarnos et vont partir à sa recherche. Les Nains ne sont a priori plus une menace car ils doivent être trop occupés à soigner ou à pleurer leur vieux Nain. Est-ce que les Nains pleurent d’ailleurs? Ils décident de remonter vers le Nord le plus rapidement en marche forcée quitte à se fatiguer tant qu’ils n’auront pas trouvé un abri à peu près sûr.

Ils ont marché une demie-journée sans s’arrêter et sont maintenant épuisés lorsqu’ils approchent d’une ferme. Ikarnos a récupéré sa dague, ses écrits, son grimoire et son médaillon mais n’a toujours qu’une couverture de berger comme seul vêtement. Ikarnos propose à Hanya de se faire passer pour un fou amnésique qu’elle aurait rencontrée en chemin et cela permettrait peut-être d’éveiller la compassion lors de leurs rencontres. Ils sont maintenant en théorie assez loin du clan et ont dû pénétrer dans les terres d’un autre clan. Il ne faut pas qu’ils s’attardent mais ils doivent se reposer et se sustenter. Ils décident d’aller voir la ferme après avoir observé quelques instants son activité et n’avoir pas perçu spécialement de signes de guerriers ou une agitation particulière.

Ikarnos rentre donc dans le rôle d’homme amnésique et Hanya marche fièrement vers la ferme.

“Hola il y a quelqu’un?” dit-elle d’une voix assurée.

Une femme lui répond: “Qui va là?” et une grosse femme sort de la maison flanquée par deux alynx et suivie ensuite par deux robustes gaillards qui lui ressemblent un peu (sans doute ses fils) et ont l’allure de garçons de ferme.

Voyant la guerrière avec son armure étincelante et sa hache à double tranchant, les garçons s’emparent de lances. “Paix l’amie, je suis une voyageuse et j’ai rencontré cet homme qui errait. Il a du mal à parler et semble avoir oublié jusqu’à son nom. Reconnais-tu cet homme?”, demande-t’elle pour accréditer leur ruse.

La grosse femme répond: “Non, jamais vu.. tu peux passer ta route.”

🎲 Convaincre la femme

Hanya tente de jouer sur la corde sensible en parlant de ses fils à la grosse femme et en lui disant que ce sont deux beaux gars bien costauds pour le travail des champs et en voyant l’état des champs en lui disant qu’elle pourrait même leur filer un coup de main car elle s’y connait en construction car elle est une gardienne de Jillaro une des splendeurs du monde, mais la femme n’en a que faire et répond assez séchement: “garde ta salive ma belle et continue ton chemin, nous ne connaissons pas cet homme.”

Ikarnos décide alors de feindre une affection soudaine et de simuler un évanouissement.

Hanya comprend et dit: “vite, il faut voir ce qu’il a!”

La femme l’arrête: “attends ma belle, il a peut-être une de ces maladies et hors de question qu’il nous la refile. On a déjà assez de problèmes que ça.”

Hanya retente alors autrement en lui proposant de l’argent, de s’installer dans une grange et de rester loin d’eux et que peut-être si la femme lui parlait de ses problèmes, elle pourra peut-être les aider.

🎲 Nouvelle tentative pour convaincre la femme

La femme s’empare d’une lance et d’un geste prompt fait une estafilade sur le bras d’Ikarnos qui pousse un hurlement et sort de son évanouissement simulé. “Ben voilà il est sur pied maintenant. Partez avant que les choses ne tournent mal.”

La femme semble totalement obtuse et à moitié folle. Il semblerait donc que nos héros n’arriveront rien à en tirer et les voilà qui doivent repartir toujours aussi épuisés pour poursuivre leur fuite.

Les esclavagistes

Ikarnos n’a pas versé le sang dans le clan donc hormis la récupération de son médaillon, il n’y a pas de quoi affoler les hommes du clan. Peut-être ont-ils même trouvé l’affaire comique pour l’homme qui espérait se forger une réputation de dur à cuire. Comme dit l’adage, bien mal acquis ne profite jamais. Hanya soigne un peu la blessure d’Ikarnos au bras. Pendant une semaine il sera handicapé pour utiliser son bras mais la blessure n’est pas vilaine.

Ikarnos la rassure en souriant : “De toute façon, je suis un piètre combattant.”

Ils décident de continuer vers le Nord. D’après Ikarnos, ils en ont pour deux ou quatre jours de marche avant de rejoindre la route principale qui va de Tarsh vers AldaChur. Il y a normalement quelques auberges le long de la route dans lesquelles ils pourront se restaurer. En attendant c’est la vie sauvage qui les attend. Ils essaient maintenant de passer le plus possible de toute habitation et si jamais ils croisent quelqu’un, ils retenteront l’histoire de l’homme fou et blessé trouvé errant dans la nature.

Alors que nos deux héros se restaurent comme ils peuvent en avalant un maigre repas fait de fruits et d’un lapin tué par Hanya, ils entendent un murmure derrière eux: “mmm mmm bonjour les tourtereaux, vous vous êtes perdus?”.

Un homme en tunique portant des sandales et un glaive le long de sa jambe droite (sans doute un gaucher) les toise en souriant. “Je m’appelle Hazz et j’ai vu la fumée au loin, puis-je me joindre à vous?”

Hanya fait un signe de tête pour acquiescer et l’homme s’installe. Elle se présente à lui et l’homme pointe du menton Ikarnos: “Et lui il ne parle pas?”

Hanya hésite mais répond: “j’ai trouvé ce pauvre hère errant dans les collines, blessé.. Il parle peu et semble même avoir oublié son nom.”

L’homme sourit: “c’est bien triste ça. Tu es Lunaire ?” dit-il abruptement.

Hanya répond: “Oui je viens de Jillaro et je dois me rendre à AldaChur, la route est encore loin?”

Hazz répond: “Non vous y serez demain si vous continuez vers le nord. Que vas-tu faire de l’homme?”

Hanya répond: “Je ne sais pas, je pense que je vais trouver un dispensaire de Deezola qui pourra peut-être l’aider.”

L’homme hausse les épaules: “Voilà qui est noble de ta part” mais ajoute tout bas pour qu’Ikarnos n’entende pas: “Nous pourrions partager ses affaires et le vendre, qu’en penses-tu?”

Hanya est choquée mais se contient: “Hors de question”.

L’homme semble embêté.

Hanya l’interroge sur ses motivations et celui-ci répond: “les terres sont dures ici. Les barbares sont fougueux et querelleurs, le Chaos menace au nord et pour les colons lunaires dont je fais partie ce n’est pas vraiment la terre promise. J’ai gagné un petit domaine lors des jeux de Glamour et je ne pensais pas que ca serait aussi dur. Mais c’est ton choix, tu préfères privilégier un étranger plutôt qu’un citoyen lunaire.”

La conversation continue et l’homme repart en la remerciant mais Hanya et Ikarnos ne le sentent pas bien. Ils repartent également et au bout d’une heure de marche, ils tombent dans une embuscade menée par Hazz accompagné cette fois de quatre hommes de main portant des lances.

“Bonjour Hanya, je te réitère ma proposition. Laisse nous l’homme et partageons ses affaires et nous serons quittes. Qu’en penses-tu?”

Hanya a mis la main sur sa hache et réfléchit mais répond calmement: “Laisse moi te convaincre que tu ferais une terrible erreur en t’en prenant à nous!”

🎲 Tenter d’éviter le conflit avec Hazz et ses hommes

Hanya regarde Ikarnos qui se redresse et abandonne son rôle de composition. Il n’a plus du tout l’apparence du pauvre hère qu’il endossait il y a quelques secondes auparavant.

Il passe sa main dans ses cheveux et sort le sceau de Fazzur: “Moi Ikarnos de Raibanth suis ici sur ces terres par la gouverne du général Fazzur. J’ai ici pour preuve son sceau. Ce que vous êtes sur le point de commettre vous en cuisera lourdement lorsque la nouvelle arrivera à Bagnot et croyez-moi, elle arrivera Hazz!” dit-il en insistant bien sur le nom du Lunaire pour l’effrayer.

Il espère que son bluff passera car il sait au fond de lui que sa disparition n’émouvera pas le grand Général. A la guerre, une perte est une perte et un soldat est avant tout une ressource sacrifiable. De son côté Hanya irradie le masque de Terreur de la Déesse.

Les hommes discutent à voix basse. Peut-être se disent-ils que le prix sera plus élevé maintenant qu’ils connaissent leur vraie identité mais Hazz semble hypnotisé par le visage terrifiant de Hanya.

Il bégaie: “je ne sais pas si votre histoire est vraie ou pas, mais comme je vous l’ai dit, la vie est dure ici. Partez vite alors et que la Déesse vous accompagne. Nous sommes quittes et libres. Vous avez eu de la chance de tomber sur nous car moi Hazz, sait agir honorablement.

Un citoyen lunaire ne saurait être vendu et vous auriez du me le dire plutôt.” Il fait signe à ses hommes et la petite troupe commence à reculer vers les bois en restant tout de même sur leurs gardes face au visage menaçant d’Hanya qui tient toujours fermement sa double hache.

Rebondissement!

Arrêtés!

Alors que nos héros pensent être tirés d’affaire, ils entendent une voix derrière eux: “Ne bougez plus Lunaires et déposez vos armes!”

Ils se retournent et voient douze Sartarites armés de lances dont certains avec des épées (des thanes d’armes).

Ikarnos: “Et là que se passent-ils ? Est-ce une coutume d’attaquer les honnêtes voyageurs ?”

L’homme sourit, son épée en main avec laquelle il semble nouer une relation particulière vu la façon dont elle a de vibrer dans sa main: “Nous avons trouvé ce que nous cherchons. Allez, désarmez ces sales vendeurs d’esclaves et attachez-les. Nous rentrons au tula.”

Ikarnos et Hanya comprennent qu’ils les prennent peut-être pour des complices de Hazz.

Hanya: “ho ho ho, vous faites erreur, nous n’avons rien à voir avec Hazz le cupide, il a même essayé de nous vendre! Demandez-lui! Laissez nous le pourchasser, ils vous le dira lui-même”.

Un autre homme répond: “Tais-toi vipère, tu es prête à tout pour sauver ta peau et tuer ton approvisionneur d’esclaves ne te disculperait pas.”

Les hommes les entourent. Ils sont trop nombreux et trop armés pour tenter quelque chose de trop périlleux. Si seulement Jaridan était encore avec eux.

Ikarnos répond: “vous faites erreur et je place mon destin en la sagesse de vos dieux. S’il le faut, nous vous prouverons notre bonne-foi et si vous nous fournissez des hommes nous irons traquer votre vrai coupable qui n’est autre que l’homme qui se fait appeler Hazz.”

Puis il voit d’autres Sartarites sortir des bois en trainant Hazz blessé et amoché ainsi que deux hommes à lui. Les deux autres manquants ont peut-être réussi à s’échapper ou leurs cadavres gisent maintenant dans les bois. Le guerrier à l’épée: “ne t’inquiète pas, ton complice est là et toute la vérité sera faite sur vos sinistres affaires qui ont trop duré maintenant. Le vent se lève et Lankhor Mhy voit tout. Allez embarquez-les”.

Arrêtés

Nous quittons les héros attachés et désarmés trainés par la troupe sartarite à travers la lande pour rejoindre le domaine du clan.

Précédent Suivant