Suite des aventures d’Ikarnos & Hanya
Accusés par les Cherusii
Ikarnos et Hanya suivent sans résistance les Sartarites et finissent par arriver à un village fortifié. Ils apprennent que le clan s’appelle le clan Cherusii. Les habitants les regardent passer et le guerrier les mènent jusqu’au hall du chef. Ils sont poussés à genoux devant un homme maigre qui les regardent avec curiosité.
Le guerrier s’exprime: “Toi, Farindar, n’as jamais voulu élicider les mystérieuses disparitions dans notre clan et n’a jamais cru à la culpabilité de ce traître de Hazz que nous avons pourtant accueilli il y a des années de cela. Pourtant je t’amène la preuve de sa culpabilité et voici ses commanditaires! Je les ai vus tramer leur forfait. Je demande que la Justice d’Orlanth soit rendue et que la vérité d’Humakt soit prononcée pour ces pourritures!”
Le chef lisse son bouc et semble dubitatif. “Hynir, Hynir, toujours prompt à faire rugir Mort à ce que je vois. Mmmm.. Sans doute pour effacer ta dernière prouesse”
L’assemblée s’exclaffe.
Mais le dénommé Hynir les toise d’un regard noir. “Alors Hazz, as-tu une explication à nous donner?”
Hazz s’avance affaibli et tremblant: “ces deux là sont des envoyés de Fazzur, j’essayais de ruser quand Hynir est venu assassiner mes hommes en répétant ses sornettes!”
Hanya manque de réagir avec rage mais Ikarnos la dissuade en lui posant la main sur l’épaule.
🎲 Essayer de se disculper
- Conflit:
- trouver le chemin de la solution, proposer son aide
- mensonge de Hazz, préjugés anti-lunars
- Résultat 2 vs 2: victoire +1
Ikarnos s’adresse à Farindar: “cet homme dit vrai, nous sommes sous la protection de Fazzur et peut-être à tes yeux, cela représente un crime mais tu aurais tort. Fazzur nous a demandé de consolider la Lunar Pax et non de l’attiser. Nous nous rendons à Pavis et ne faisions que passer par la Passe du Dragon quand cet homme a tenté de faire de nous des esclaves, activité dont il s’est vantés auprès de nous et je pense donc qu’il n’en est pas à son premier coup. Je ne connais pas le dénommé Hazz et n’ai aucune sympathie pour ceux qui exploitent les faibles car ce faisant, ils ne font montre que de faiblesse également. Certes vous avez combattu contre la Lune Rouge, mais nous vous respectons car nous connaissons votre force. Des individus tels que Hazz sont une honte. Si tu ne me crois pas, interroge mon esprit et tu sauras. Je n’ai pas peur. Ma mort restera peut-être invengée car Fazzur est loin mais je mourrais comme j’ai vécu, dignement. Si tu décides de nous tuer, accorde-moi juste une faveur: laisse ma guerrière décapiter ce vermisseau.”
Le roi se frotte le bouc et dit: “comme c’est fâcheux tout ça. Qu’en penses-tu Urulvir ?”
Un vieil homme se lève et regardent les prisonniers. Il tend devant lui un bâton orné d’une pierre transparente, plisse les yeux pour regarder par le prisme de la pierre et ferme les yeux.
🎲 Faire triompher la vérité tout en cachant la souillure du chaos d’Hanya
- Conflit:
- faire oublier les noms (pour détourner l’attention), ils disent vrais
- la souillure d’Hanya
- Résultat 2 vs 1: revers
Urulvir s’éclaircit voix et s’exprime: “Ils disent vrais mais je n’arrive pas à voir clairement toute la situation. Hazz est coupable en tout cas. Les autres sont innocents pour les esclaves mais ne sont pas fiables pour autant.”. Il se rassoit.
Farindar: “Je vois que tu es blessé Lunar, tu pourras te soigner et seras notre hôte le temps qu’on éclaircisse un peu mieux vos intentions. Hynir trouve leur un logement. Quant à toi Hazz je te condamne à devenir esclave. Tu seras amené au marché des esclaves d’AldaChur”
Ikarnos: “si je peux me permettre, si Hazz est citoyen lunaire, il risque d’échapper à votre jugement, noble chef. Laissez la guerrière mettre fin à sa piteuse vie.”
Farindar: “tu sembles bien prompt à supprimer la vie de Hazz. Je trouve cela étrange même si le sage Urulvir ne vous pense pas complices. Le jour du Vent m’apportera conseil et je saurais quoi faire.”
Le procès est donc ajourné. Ikarnos et Hanya sont menés dans le bâtiment des Thanes d’Armes. Le logement est spartiate mais correct. On entend les cris de protestation de Hazz qui est probablement mené dans une pièce à l’écart pour le maintenir prisonnier avec ses deux hommes de main.
Le procès
🎲 Ayant perdu les notes sur les conflits, il ne reste plus que le récit.
Ikarnos et Hanya sont conduits dans la maison des invités. Ils ne sont pas violentés mais quatre hommes portant bouclier et lance font le planton devant la hutte.
Ikarnos s’assoit sur un banc et se délasse les jambes: “voilà encore un fâcheux contretemps mais je ne pense pas qu’ils vont nous exécuter. Le fait que Hazz, un Lunaire ait vécu parmi le clan, signifie qu’ils ont quelque part accepté la victoire de la Déesse.”
Hanya répond amèrement “ce sont des barbares querelleurs, capables de changer d’avis comme le fait le vent, comme leur maître Orlanth”.
Ikarnos: “c’est pour cela que nous devons faire en sorte de représenter quelque chose d’intéressant. Nous pourrions les aider à chercher les vrais commanditaires de ce trafic même si cela nous éloignera hélas encore un peu plus d’AldaChur.”
Hanya se renfrogne: “je pense pour ma part que ce ne sont pas nos affaires. Essayons plutôt d’en profiter pour soigner ta blessure”.
Forcés de ruminer, à la nuit tombée, un repas leur est amené. Ikarnos déclare à Hanya qu’ils peuvent manger sans crainte car ce n’est pas dans les traditions d’assassiner un hôte. Le temps passe. Ils savent que le torque est réuni avec les thanes dans la demeure clanique.
Au bout d’un moment, les gardes leur demandent de les suivre. Il semblerait que le chef Farindar ait enfin décidé quelque chose. La demeure clanique est bondée. Un festin a eu lieu. Hazz et ses deux hommes sont enchaînés. On amène Ikarnos et Hanya devant le chef.
Ce dernier se lève et tout le monde se tait: “Moi, Farindar fils de Kilin, chef des Cherusii, vais rendre justice”.
Un homme obèse affublé de plumes sur la tête et sur ses vêtements pouffe de rire: “Justiiiiiiiiice!!” puis il se met à imiter des grognements de cochon.
“II suffit pourceau!” déclare le chef. Le bouffon se tait en émettant un petit miaulement. Des gens rient.
“Quand mon père a combattu les Lunaires, nous avons été vaincus. Peu s’en souviennent encore mais ce ne sont pas les Lunaires qui nous ont vaincus mais les perfides Lamars qui nous ont trahis ce jour là. Nous avons appris la leçon et avons toujours respecté les règles de l’Empire mais sans trahir nos propres règles”.
Son regard se pose sur le farouche guerrier qui a arrêté Ikarnos et Hanya. Il reprend: “Nos lois interdisent la mort hormis par duel. Nous devrions donc bannir Hazz”.
Un murmure de réprobation parcourt la salle.
Une femme crie: “Cela ne vengera pas nos maris et enfants enlevés!”
Farindar se caresse le bouc: “nous devrions mais nous le ferons pas !”
Des hommes frappent leurs boucliers avec leurs lances: “Ouaaaais ! Bien dit!”
Le chef reprend: “nous ne pouvons pas le tuer, nous ne pouvons pas l’exiler.. alors que faire?” Il hausse les épaules. Il fait signe à son épouse qui se lève. Elle porte une calebasse fumante.
Puis il s’adresse à Hanya et Ikarnos: “tu nous as proposé que ta guerrière nous débarrasse de l’infâme. Nous ne voulons pas en être débarrassés. Nous voulons nous souvenir.”
Des hommes s’approchent de Hazz et le maintiennent les jambes allongées. Le chef déclare: “Prends ta hache et coupe lui les jambes!”
Hazz se met à hurler: “Nooooooon .. vous n’avez pas le droit, je suis un citoyen de l’Empire!!! Vous serez anéantis par mes alliés!!”
Il bave. Hanya regarde Ikarnos. Celui-ci ferme les yeux un instant et les réouvre: “le sang appelle le sang Farindar. Ne veux-tu pas que j’enquête sur les amis de ce fourbe?”
Farindar: “l’un n’empêche pas l’autre. La justice doit être rendue, je le dois à mon peuple. J’ajoute que si ta guerrière refuse, je prendrais cela comme un signe de loyauté pour cette pourriture.”
Hanya: “alors je n’ai pas le choix” Elle s’avance. Hazz la fixe, la terreur dans les yeux. Hanya lève sa hache et elle s’abat sur les jambes du malheureux: “tchak! tchak!”
La foule détourne les yeux de l’horreur: horreur du masque de terreur qu’Hanya a invoqué, horreur de voir les deux jambes coupées au dessus des genoux, horreur d’entendre les hurlements de Hazz qui tombe inconscient.

Des guerriers sont admiratifs de la précision du coup tranchant de la guerrière. La femme du chef s’agenouille et sort de la calebasse une boue fumante pour l’appliquer sur les mognons du cul de jatte.
Hazz respire encore. Farindar prend la parole en s’adressant aux sbires de Hazz: “toi et toi, je vous bannis pour avoir participer à cette infamie. J’autorise quiconque à vous tuer si vous approchez des terres du clan.”
Des hommes les libèrent et les poussent vers la porte de sortie. Des gens leur jettent des ordures. On jette les jambes du malheureux au feu. “Hazz restera dans le clan et vivra comme un pourceau en mangeant nos restes. Que cela rappelle à chacun d’entre nous ce qu’il arrive quand on essaie de trahir le clan.”
Ikarnos en profite pour déclarer: “puis-je te dire quelque chose en privé?”
Farindar: “approche.”
Ikarnos lui glisse à l’oreille: “laisse moi suivre les deux hommes, je suis sûr qu’ils vont rejoindre leurs complices. Si j’étais eux, c’est ce que je ferais.”
Farindar le regarde. “Soit, Lunaire, mais ta guerrière reste avec nous tant que tu n’es pas revenu”.
Ikarnos comprend la méfiance du chef et se voit contraint d’accepter. Le temps est compté. Cela fait quelques minutes que les deux hommes de Hazz ont quitté le hall et chaque instant compte. “Cela ne facilitera pas ma tâche mais j’accepte malgré ma blessure”
Il va vite voir Hanya et lui dit discrètement : “je vais prendre en chasse les deux hommes et reviendrais dès que j’en saurais plus.”
Hanya lance un regard noir à Jarindar mais se plie aux ordres d’Ikarnos qui quitte le hall.
Ikarnos retrouve les traces des hommes dans la boue. D’amples enjambées, signes de fuyards. Elles se dirigent vers la sortie du village. Ikarnos passe donc la porte et se retrouve au niveau des champs. Des bannis n’auraient pas risqué de fouler les champs propriété de leur Déesse terre Ernalda. Il reste donc sur le chemin et arrive dans les terres sauvages autour du clan. Mais alors qu’il essaie de se fondre dans l’obscurité, il apercoit la lueur vive d’une pointe de javelot lancé depuis les hauteurs d’un rocher !
Son 6ème sens en éveil, lkarnos pressent le danger et il lui suffit d’un pas pour éviter le coup fatal et voir le javelot se ficher dans le sol.
Il sourit et déclare: “c’est comme ca que vous attaquez celui qui vous vient en aide?”
Son stratagème a marché car quatre hommes sortent de l’ombre et s’avancent doucement, méfiants: “tu n’as rien fait pour sauver Hazz”.
Ikarnos répond: “comment le pouvais-je? Ce n’est pas Hazz qu’il faut sauver de toute façon. Amenez-moi à votre chef, j’ai des propositions à lui faire.”
Les hommes se regardent et estimant sans doute que leur nombre jouent en leur faveur, ils maugréent et acceptent. “Suis-nous alors”.
Les cinq hommes remontent sur les rochers et Ikarnos les suit en essayant tant bien que mal de suivre la cadence de ces hommes aguerris aux collines rocailleuses de leur Tula.
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